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Orientations budgétaires 2026 : La majorité persiste dans ses mauvais choix

  • 5 févr.
  • 2 min de lecture

En séance ce jour, les Conseillers régionaux socialistes et communistes, par la voix de Serge Marcellak, ont fortement contesté la stratégie budgétaire présentée par la majorité dans le cadre du budget 2026.


En effet, alors que « la conjoncture est mauvaise, et les ponctions de l’Etat injustes », la Région choisit de se passer de certaines recettes supplémentaires (taxes sur les cartes grises, versement mobilité régional), ce qui ne l’empêche pas, depuis deux ans « d’augmenter les abonnements pour les salariés qui vont travailler en train ou les tarifs de cantine dans les Lycées publics, ou de diminuer les modalités d’utilisation de la Carte Génération ».


« Pour ne pas toucher aux entreprises ou aux acheteurs de véhicules neufs, vous augmentez la contribution des usagers aux services publics, et vous baissez les dépenses de fonctionnement peut-être davantage que ce qui serait nécessaire. Vous créez de l’austérité.


Il s’agit là, de l’aveu de l’exécutif régional, de privilégier les investissements. Reste à savoir lesquels : « Quels sont ces projets qui nécessitent d’être préservés au détriment des autres politiques régionales, à part le barreau Roissy Picardie ? Seule l’Etoile d’Amiens semble bénéficier d’investissements ferroviaires, alors que toutes les autres lignes souffrent de rames vieillissantes et insuffisantes. Nous ne disposons toujours d’aucun programme pluriannuel pour les Lycées publics, mais vous maintenez les subventions facultatives aux investissements des établissements privés. Et si nous vous donnons acte d’un grand nombre de subventions pour soutenir les projets des communes ou des entreprises, ces dernières sont-elles réellement déterminantes dans la réalisation des projets ? »


« Tout cela aboutit à une dégradation catastrophique de nos ratios, avec un endettement qui explose, et une capacité de désendettement en chute libre. Pour ses 10 ans, la Région, cœur battant des Hauts-de-France, risque de battre au ralenti ! »


En conclusion, nous en appelons à un autre budget que celui qui sera voté en avril : « nous devons, non pas tailler à la hache dans les dépenses de fonctionnement, mais préserver ces dernières pour soutenir une croissance faible. Au maintien d’un programme d’investissement important, dont nous maîtrisons mal les contours, et qui a des conséquences dramatiques sur notre endettement et notre capacité de désendettement, nous pensons qu’il faut privilégier le fonctionnement. »


Rendez-vous en avril pour le vote du budget.

 
 
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